Retour d’expérience d’une française à MIIS – Charlene Laubreton

Charlene Laubreton, étudiante en MBA à Monterey Institute of International Studies dans le cadre d’un échange avec L’institut d’Administration des Entreprises à Poitiers, est la vraie bloggeuse de cette notation.

Le départ approche et il est temps pour moi de prendre un peu de recul sur mon expérience, ici, à Monterey, et faire en quelques sortes un “mini” bilan de mon aventure. Que dire… ce premier séjour aux États-Unis a été parfait et il restera inoubliable! Mon compte en banque s’en souviendra encore plus ;)

J’ai rencontré des gens fantastiques, avec, en premier lieu, ma colocataire, Haley, et mon amie égyptienne, Fatema. Ensemble, nous avons pas mal voyagé et bien rigolé. Je pense qu’on peut aussi dire qu’on a fait les “400 coups” toutes les trois !! Elles vont énormément me manquer … Elles, mais aussi tous les étudiants de MIIS avec qui j’ai passé un semestre fantastique !

Concernant les cours, on peut dire que cela était nouveau pour moi. Mes débuts ont été difficiles (il faut dire que mon anglais est loin d’être parfait, je suis en partie venue ici pour m’améliorer!) et en tant qu’étudiante en MBA, il m’a fallu du temps avant de m’accommoder aux techniques de travail américaines. C’est la première fois, par exemple, que j’ai eu à lire des livres, rédiger des papiers et participer à des workshops le week-end (c’est peut-être ce qui a été le plus douloureux pour moi!). Cela n’existe pas dans mon école. Et puis, tout ça en anglais, …. c’était trop pour moi ! Heureusement, mes amis ont été là pour me soutenir et, après 2/3 soirées à l’Indian Summer et quelques déboires liés au décalage horaire, je me suis vite remise sur les rails !

J’ai dit “adieu” à la baguette, aux déjeuners/repas à heure fixe et à mes talons, et j’ai dit bonjour aux snacks, Starbucks et baskets/jogging! Je ne regretterai ça pour rien au monde ! Mon semestre est passé à une vitesse folle ! Mon cours préféré a été celui dispensé par le Professeur Ruehsen et intitulé “Blanchiment d’argent et financement du terrorisme“. Ce cours m’a passionné et j’espère maintenant intégrer un autre Master 2 à l’université Paris Sorbonne le semestre prochain !

Parmi les choses les plus funs que j’ai eu à faire ici : sans hésiter, mon spring break à Los Angeles !! Ce qui va me manquer… cette liberté d’esprit très présente en Californie ! Les gens, la culture, la langue… Comme on dit “La vie est faite de rencontres”, et je repars le cœur gros mais remplie de souvenirs ! Merci à tous et qui sait… à très bientôt sur Paris!

Charlene Laubreton est la vraie bloggeuse de cette notation.

J moins 13

Acheter ma toge et mon mortier, fait. Envoyer des invitations pour la cérémonie de remise des diplômes, fait. Réserver chambre d’hôtel pour la famille, fait.

Cérémonie de remise de diplômes 2012

Cérémonie de remise de diplômes 2012

Malgré toutes ces préparations, je ne me sens pas prête pour la cérémonie de fin d’études. Pourtant, j’attends ce jour depuis deux ans. Pourquoi alors est-il tellement difficile de me sentir enthousiaste ?

Pendant les études nous nous trouvons dans une bulle protectrice. Cette bulle estudiantine nous entoure et nous mène le long du chemin des études. Nos professeurs peuvent y accéder lorsque nous avons besoin de conseils, nos amis nous aident à préparer un examen pénible. Mais lorsque nous arrivons au jour de la rupture de cette bulle, nous nous retrouvons exposés au monde extérieur. Parfois, nous ne sommes pas prêts à nous réintégrer dans ce monde de carrière, de salaire et de responsabilités d’adulte.

Tout au long de mon dernier semestre, on m’a souvent posé la question interdite : « Tu fais quoi après les études ? » Pour une personne qui n’a pas encore de projets, cette question gêne et fait peur. Parfois, j’ai envie de leur répondre « J’ai été embauchée pour un stage auprès des Nations Unies à New York. » Mais hélas, je réponds plutôt « Bah, je rentre chez mes parents pour l’été, jusqu’à ce que je trouve un boulot. »

Mais plus je parle aux autres qui seront bientôt diplômés, plus je découvre qu’en fait, je suis loin d’être la seule à ne pas avoir son avenir bien tracé.

Les origines de l’équipe de football féminin à MIIS

Lorsque je suis arrivée à Monterey Institute of International Studies (MIIS) en août 2011, il n’y avait pas d’équipe de foot féminin. Pourtant, je connaissais bien des étudiantes qui adoraient le foot et qui joueront si elles avaient l’occasion. Quelques-unes de ces femmes et moi (nous étions quatre à l’époque) sommes réunies pour discuter de la possibilité de jouer dans une ligue féminine. Nous en avons trouvé non loin de la fac et en janvier 2012, nous nous sommes établies en équipe. Nous avons même levé les fonds pour les frais d’inscription de la ligue avec une vente de pâtisseries.

MIIS Womens Soccer Spring 2012Les premiers matchs étaient durs, surtout à cause du manque de joueuses. Même si nous étions une vingtaine de femmes intéressées, nous avions des difficultés à nous organiser et de venir à tous les matchs. Une moyenne de sept joueuses à chaque match n’était pas très impressionnante, surtout pas pour un sport qui nécessite au moins onze joueurs par équipe. En plus, nous n’avions pas encore l’argent pour acheter des maillots. Alors, nous avons dû emprunter des maillots fuchsia d’une équipe qui ne jouait plus dans la ligue. Nous n’avons gagné aucun match cette saison, mais nous nous sommes amusées et c’est cela qui nous était essentiel.

Aujourd’hui, notre équipe compte 14 joueuses et nous jouons tous les vendredi soir dans une ligue de football en salle. Nous affrontons des équipes de femmes de tous âges de la région de Monterey qui ont simplement envie de faire du sport et de s’amuser. Ce printemps, notre équipe a enfin eu l’occasion de porter (avec fierté) nos nouveaux maillots bleu et blanc pour représenter les couleurs de notre université.

En mars nous occupions quatrième rang dans toute la ligue !

J’espère que l’héritage de notre équipe de foot féminin perdurera bien après mai de cette année, lorsque le séjour à MIIS terminera pour plusieurs d’entre nous.

Monterey Model du 4 avril dernier : le français à l’honneur !

Le programme du Monterey Model s’articule autour de trois groupes d’étudiants :

  1. les étudiants inscrits au cours de français Communication interculturelle aux États-Unis et en Europe animé par le professeur Michel Gueldry,
  2. les étudiants inscrits au cours EAPP sur la communication interculturelle aux États-Unis animé par le professeur Kelley Calvert
  3. les étudiants en traduction et interprétation inscrits au programme du Practicum.

MontereyModelLe Monterey Model est donc avant tout un événement de communication qui rassemble les acteurs linguistiques de la communauté de MIIS. Qui dit communication dit langue, et qui dit langue dit culture.

Pour cette première séance, c’était le concept du « rêve américain » qui a été retenu comme thème. Étant donné que la culture américaine occupe une place prépondérante dans ce programme, l’on ne pouvait choisir meilleur sujet. Ainsi, nos vaillants intervenants, car faut-il rappeler qu’il faut un certain courage pour s’exprimer devant un grand public dans une langue qui n’est pas la sienne, ont eu l’occasion d’étaler tout leur talent linguistique à travers des exposés de haute facture sur leur conception du rêve américain. Fabrice Lohadie, Mercy Trent, Stephanie Cotta ont décrit ce rêve dans ses multiples facettes et son évolution dans le contexte de la crise financière, le tout dans un français impeccable. Ma joie d’entendre les sonorités de la langue de Molière vibrer à travers les micros d’Irvine était indescriptible.

Nos amis anglophones, Behzad Raufi d’Afghanistan, Ryota Akiba du Japon et Zhichao Wang de la Chine n’ont pas manqué d’apporter leur grain de sel à ce banquet linguistique.

conf interp sarspri

Photo: sarspri

Mais alors, dans un atelier où tous les intervenants ne parlent pas la même langue, que faut-il pour garantir une communication parfaite ? C’est là que la troisième et non moins importante composante du Monterey Model entre en jeu : les interprètes du Practicum. J’ai eu l’honneur de coordonner une formidable équipe d’interprètes francophones qui ont facilité avec brio cette mini conférence multilingue. Voir la séance de questions-réponses se dérouler entre des intervenants qui ne parlent pas la même langue sans que cela n’entrave en rien la communication avait quelque chose de magique. C’est qu’au fond de l’amphithéâtre, vautrées dans leur cabine insonorisée, Karine et Meredith abattaient un travail de génie en fournissant une interprétation simultanée pour créer cette parfaite symbiose entre les interprètes, les orateurs et le public.

Le prochain Monterey Model pourrait avoir lieu le 23 avril prochain. Ce sera encore une fois une symphonie linguistique à ne rater sous aucun prétexte, avec à la baguette le duo Lindsay et votre bloggeur préféré pour la cabine française !

Les mots ne sont pas suffisants pour décrire le Cuba

cuba 1Je regarde en bas d’une allée dans La Havane: Je vois un artiste à côté de ses peintures, trois enfants jouant au football avec un ballon de basket, un gars parlant à une fille pendant qu’elle fume une cigarette, un vieil homme avec une casquette de baseball vert saluant quelqu’un. Dans le fond, j’entends les tambours et sifflets. Je fais mon chemin à travers les rues pavées en pierres, jusqu’à la Plaza de Armas, las, où je tombe sur un cirque marchant. Des enfants font une queue pour passer entre les jambes d’un pitre sur échasses. Une vielle cubaine, avec sa tête bien couverte et avec un cigare fraîchement allumée sur ses lèvres, fait une pause pour regarder le défilé. Les hommes qui vendent des livres quittent leurs postes et rejoignent la foule à la danse. Tout termine dans cinq minutes. Les gens retournent à leurs vies.

Je m’arrête pour prendre un mojito pour étancher ma soif et rafraîchir l’humidité d’un après-midi à Havane. Juste une excuse pour me donner le plaisir d’une Havana Club Añejo – du rhum cubain reconnu dans tout le monde. Des voitures russes des années 80 se mélangent avec des voitures américaines des années 50. Pour ce qui est des voitures, il semble que la guerre froide persiste. Je vois une affiche de Fidel et Raul Castro, il déclare: «La révolution vigoureuse et victorieuse continue.”

Les Cubains sont joyeux et agréables. Dans ce pays, la solidarité prend un sens très complexe. Aucun mot n’est plus omniprésent à Cuba que le mot «révolution», qui fait référence au mouvement mené par les paysans dans les années 50, ce qui a considérablement changé la vie de tous les Cubains. Dirigée par Fidel et Raul Castro, Che Guevara et Camilo Cienfuegos, la révolution a renversé l’oligarchie Batista (un général qui s’est emparé du pouvoir lors d’un coup d’état soutenu par les États-Unis) et a imposé de grandes réformes socialistes. Une promenade à travers la vieille Havane, et quelques conversations plus tard, il est évident que la révolution est encore très vivante 50 ans plus tard.

cuba 2Je monte dans un taxi – un Cadillac de 1952. J’ai tendance à parler avec tout le monde, et les chauffeurs de taxi offrent toujours un petit aperçu dans la vie des gens ordinaires. “Quel est ton nom?” Je lui demande. “Oswaldo” il répond. «Tu es un chauffeur de taxi normalement?” “Non,” dit-il, “je suis un ingénieur en informatique, mais les week-ends et les nuits je travaille comme chauffeur de taxi.” Avec un revenu moyen d’environ 450 pesos cubains par mois (22 US$), de nombreux professionnels sont à la recherche d’autres sources de revenus. Bien sûr, l’État garantit la gratuité des soins médicaux, le logement et une éducation accessible, gratuite et obligatoire. L’État subventionne aussi la nourriture, l’électricité, l’eau, le carburant et presque tout ce qui est consommé quotidiennement. À Cuba, même les plus pauvres d’entre les pauvres ont un toit au-dessus de leurs têtes. Cependant, il n’y a pas de liberté d’expression ou la liberté de réunion, et le système politique n’est pas pluraliste. Il n’y a qu’un seul point de vue: celui de l’État.

Oswaldo est forcé à me dire que sa Cadillac n’est pas une relique des années 50. «Cette voiture est équipée de freins à disque sur les quatre roues, boîte de vitesses Toyota, et un moteur diesel efficace.” Un échantillon de l’ingéniosité cubaine en face de la présence d’un blocage commerciale imposé par les États-Unis il y a 51 ans. Les Cubains sont interdits d’importer des produits contenant 10% ou plus des brevets ou des matériaux américains. Dans l’ère des chaînes d’approvisionnement mondiales, presque tout le contient. Mais les Cubains ont développé des solutions à de nombreux problèmes du blocage: ils ont leurs propres marques de boissons gazeuses, ils produisent leur propre rhum et tabac, et même leurs propres médicaments. En fait, les Cubains ont développé des traitements pour le diabète et le cancer du poumon sans précédent dans la médecine américaine. Cependant, les patients américains n’ont pas accès à ces traitements en raison du blocage.

Cuba est sur le point de changements majeurs. Les Cubains sont maintenant autorisés à acheter et à vendre leurs maisons, ils peuvent avoir des entreprises privées, et peuvent même voyager à l’extérieur du pays. Lorsque l’économie s’ouvre, et les perspectives de la levée du blocage augmentent, les cubains feront face à défis qu’ils n’ont pas dû faire face depuis le début de la révolution en 1959. La Révolution prendra des nouvelles formes dans plusieurs aspects. Bien que les cubains le savent ou non, les derniers mots de Salvador Allende sont bien adaptés pour la situation cubaine moderne: «Les processus sociaux ne sont pas arrêtés ni par le crime, ni par la force. L’histoire est à nous et elle est fait par les peuples.”

Entre le 15 et le 24 Mars j’ai eu l’occasion d’aller à Cuba avec une classe dirigée par le Professeur Jan Black. Ce blog reflète uniquement les opinions de l’auteur et non celles du Monterey Institute of International Studies ou toute autre personne.

Salon de l’emploi !

http://www.miis.edu/careers/events/fair/employers-2013

http://www.miis.edu/careers/
events/fair/employers-2013

La semaine passée, comme la majorité des étudiants, j’étais au MIIS Career Fair 2013. Au fait mes amis francophones, comment traduiriez-vous Career Fair ? Salon de l’emploi ? Foire de l’emploi ? Quel que soit le nom que vous lui donnez en français, il s’agit bien d’un événement spécial permettant aux étudiants de l’institut de nouer des contacts professionnels et éventuellement de lancer leur carrière. Cette année, plus de 100 entreprises ont répondu à l’invitation et, si je n’exagère pas trop, près des 2/3 étaient spécialisées dans les services linguistiques. D’ailleurs certains n’ont pas hésité à qualifier l’événement de Salon TILM avec relativement peu d’opportunités pour les étudiants des autres programmes. C’est donc un petit bémol mais qui n’enlève en rien au succès de l’événement.

http://www.miis.edu/careers/events/fair

http://www.miis.edu/
careers/events/fair

Que ce soit dans les stands Traduction, Interprétation ou Localisation, les échanges entre employeurs et étudiants ont battu leur plein. Tout le monde avait à cœur de mettre en valeur ses qualifications dans le secret espoir d’accrocher un premier emploi dès la fin de la formation. Pour les employeurs, c’était une opportunité inestimable de trouver les perles rares dans ce qui se fait de mieux dans ce pays en matière d’interprétation de localisation et de traduction. Pardonnez mon chauvinisme mais notre cher institut émerge du lot de la concurrence. La pléthore d’agences de traduction que j’ai vues est un signe qui ne trompe pas.

http://www.miis.edu/careers/events/fair/careerfair2013

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events/fair/careerfair2013

C’était donc une rencontre gagnant-gagnant. Des CV aux cartes de visite, des interviews aux séances d’information, les étudiants, dans leur attitude d’un rare professionnalisme, ont mis toutes leurs chances de leur côté. Pour ma part, j’ai distribué pas moins de 25 CV et au moins 5 agences pourraient devenir des clients réguliers dans le cadre d’un travail indépendant dès la fin de la formation. Je ne pouvais espérer mieux. Alors, comme moi, j’espère que ce Salon de l’emploi 2013 a répondu à toutes vos attentes.

 

Recherche sur les Investissements Fonciers Internationaux

Erich Pacheco, candidat de master en politique internationale de l'environnement

Erich Pacheco, candidat de master en politique internationale de l’environnement

Dans le cadre de mes études en politique internationale de l’environnement au Monterey Institute of International Studies, je travaille avec le professeur Michel Gueldry depuis le mois d’août sur un projet visant à analyser les investissements fonciers internationaux (IFI). Notre approche identifie 15 facteurs (F = 15 car chaque facteur commence par la lettre F) qui résument la raison d’être des IFI. Nous classons les facteurs en trois catégories qui se recoupent partiellement : facteurs sociodémographiques, facteurs économiques et politiques et facteurs géo-environnementaux. Nous utilisons la base de données de Land Matrix en combinaison avec de multiples indicateurs bien reconnus pour procéder à des analyses quantitatives afin d’établir les caractéristiques socioéconomiques, gouvernementales et environnementales des pays investisseurs et des hôtes. D’après nos résultats, les pays investisseurs ciblent des pays avec un faible développement humain et relativement mal gouvernés. Les IFI s’effectuent en particulier dans les pays où le niveau de corruption est élevé, où l’État de droit est peu respecté et où les procédures réglementaires manquent de rigueur. À l’inverse, la plupart des pays investisseurs sont des pays justifiant d’un bon niveau de développement humain et d’une bonne gouvernance, notamment des pouvoirs publics efficaces. De la même manière, les pays hôtes disposent de plus de terres arables par habitant et, plus important, de vastes réserves d’eau renouvelables. Notre analyse révèle des déséquilibres de pouvoir considérables entre les pays investisseurs et les pays hôtes, notamment dans les cas où les gouvernements utilisent des fonds souverains et des entreprises d’État afin de conduire les IFI. En outre, nous constatons que de nombreux pays du Golfe (dont la plupart ne disposent pas de suffisamment de ressources en eau renouvelables) sont des investisseurs fonciers à grande échelle, en particulier dans les pays voisins et dans les pays musulmans. Nous constatons également que de nombreuses économies en transition, comme le Brésil et l’Argentine, investissent largement entre eux. D’un point de vue économique, les pays hôtes ne récoltent que de maigres avantages en termes d’emploi et de transfert de capacités et de technologies. Sur le plan social, les risques sont considérables, notamment l’absence de droits de propriété, surtout parmi les groupes indigènes qui ne disposent pas de titres fonciers délivrés par l’État. S’agissant du bilan environnemental, les IFI affectent considérablement la qualité des services écosystémiques de par leur impact sur l’équilibre socio-économique : les investisseurs tirent un avantage économique sous la forme d’écoproduits tandis que les pays hôtes souffrent de la dégradation de leur écosystème. Les effets négatifs sont circonscrits au niveau local et sont sans conséquence marchande pour les investisseurs. Nous espérons terminer notre recherche à la fin du mois de mars et nous commencerons le processus de publication en avril.

Chef de projet de localisation… Qu’est-ce que c’est que ça?

Que ferez-vous après l’école? C’est une question qu’on pose souvent aux étudiants. Moi, je serai chef de projet de localisation. Mais c’est la réponse à ma réponse qui est amusante. Soit Ah bien, c’est intéressant, soit Ah, d’accord… c’est toujours suivi d’une longue pause silencieuse. Avant d’expliquer, je cherche à savoir si le demandeur s’intéresse vraiment à comprendre ou si c’est mieux de faire l’impasse sur les explications. Maintenant, j’essaie d’expliquer ma carrière.

http://www.scoopweb.com/Localization

http://www.scoopweb.com/Localization

Que fait un chef de projet de localisation ? Est-ce que le problème réside dans l’explication du terme chef de projet ou du terme localisation ?

  • Les chefs de projet existent dans chaque secteur. La différence entre la gestion de projets et les affaires régulières est que les projets sont temporaires avec des objectifs précis, alors que le statu quo est constitué d’activités répétitives qui sont soit permanentes ou semi-permanentes afin de produire des produits.
  • monterey institute sealLa localisation est le processus par lequel on transforme un produit de façon linguistique et culturelle afin qu’il soit accessible à une locale spécifique. Par exemple, pour le Monterey Institute of International Studies je dirige les projets où nous traduisons le site web en français.

Ce que j’aime est la gamme des différentes activités– chaque jour présente de nombreux défis. Je pourrais chercher un traducteur d’une langue obscure, faire l’assurance qualité de la langue anglaise ou encore effectuer l’éditique d’un blog, absolument tout. Ce que j’aime également est la gamme d’opportunités de carrières présentées par mon MBA en gestion de projets de localisation.

Les vacances entre amis: partie 2

Voici la seconde partie de mon aventure californienne avec mes amis!

Le matin, nous nous sommes levés très tôt, assoiffés d’aventure. Pour commencer, le Walk of Fame nous donnait rendez-vous.

DSC_0988Après beaucoup de photos du célèbre chemin hollywoodien sous la pluie, nous avons eu une grande déception : nous ne sommes pas arrivés à trouver l’étoile de Marilyn Monroe.

Nous nous sommes rendus à Rodéo Drive, la rue la plus célèbre et aussi la plus chère de Beverly Hills. Cette avenue arborée débordait de touristes et de dames. Tout le monde faisait les derniers achats de Noël. Nous avons fait le tour des magasins et pas mal de lèche-vitrine. J’avais l’impression que je dépensais mon argent uniquement en marchant sur le pavé hyper bien entretenu au-dessous de mes pieds. Constatant que rien ne se trouvait dans notre gamme de prix, nous avons pris quelques photos de plus avant de partir à la recherche d’un sandwich qui ne coûtait pas la peau des fesses.

Un sandwich et un paquet de chips plus tard, le centre équestre de Los Angeles nous a accueillis. Mes amis et moi ne sommes pas des professionnels en équitation, pas plus qu’en vin. Toutefois,  j’étais la personne la plus expérimentée de notre groupe, ayant monté à cheval deux fois dans ma vie. Cela tombait très bien, puisque le guide m’a confié le cheval à la fois le moins dressé et le plus têtu. Malgré sa personnalité d’enfant gâté, mon cheval m’a permis une promenade très agréable sur le chemin avec mes amis, les autres touristes, ainsi que leurs chevaux relativement tranquilles. Grâce à une pluie ce matin-là, notre promenade s’est avérée loin d’être ennuyeuse, les plaques de boue nous éclaboussaient jusqu’aux genoux. À la fin de cette promenade (une heure à cheval travaille les muscles qu’on ne croyait pas existants), la fatigue nous envahissait et l’air frais mélangé au fumier nous remplissait les poumons. Ce soir-là, après une parade de Noël et un excellent repas turque, nous nous sommes bien endormis. Le lendemain matin, jour de Noël, nous avons repris le long chemin jusqu’à Monterey.

Les vacances entre amis: partie 1

Vous vous demandez ce que nous, les étudiants de MIIS, faisons pendant les vacances de Noël ?

Certains rentrent  passer les vacances en famille. D’autres restent à Monterey pour se reposer et découvrir un peu la ville. DSC_0056Cette année, je suis partie à l’aventure, un road trip le long de la côte californienne. Le week-end avant Noël, mes amis et moi avons sauté dans la voiture, à la recherche d’un peu de soleil dans le sud de la Californie, à destination de Los Angeles.

Premier arrêt : Solvang. Cette ville pittoresque, fondée en 1911 par des professeurs danois, ressemblait énormément à une ville scandinave. On dirait une image sortie d’un conte de Hans Christian Andersen : des wagons tirés par des chevaux déguisés en costume de Noël, d’étroites ruelles pavées et des bâtiments en bois peint et aux toits pointus. Nous avons assouvi notre faim chez Paula’s avec un repas de crêpes danoises délectables et d’omelettes moelleuses. Une fois que ce conte de fées est terminé, nous avons regagné la voiture, impatients de trouver ce que ce voyage nous réservait de plus.

La ville de Santa Barbara, connue pour ses vins, ses montagnes et ses plages, n’était pas loin de Solvang. Nous nous y sommes arrêtés pour une petite dégustation de vin. Après quatre heures de route, le vin était le bienvenu ! Nous ne prétendons pas être connaisseurs en vin, mais il nous a bien réjoui le cœur. Pour la maigre somme de dix dollars, nous avons gouté six vins différents, tous provenant des vignobles dans la vallée de Santa Ynez, une région viticole américaine très connue. Ce soir-là, à  l’ombre d’un lampadaire sur le quai Stearns, j’ai eu ma première expérience en dégustation.    Résultat : mention très bien. Après cette dégustation délicieuse suivie d’une longue promenade à travers la brise marine rafraîchissante, nous avons repris la route vers la « Ville des anges. » Une fois arrivés à notre hôtel boulevard Wilshire, nous nous sommes jetés sur les lits, épuisés de la route mais en même temps impatients pour le lendemain : une veille de Noël dans la ville des stars.

Alors, la prochaine fois que vous entendez dire qu’il n’y a rien à faire à Monterey pendant les vacances de Noël, vous aurez à dire autrement. Venez écoutez la deuxième partie de notre aventure la semaine prochaine!